Stitching on air et feuille d’aubépine

Non, je n’ai pas décidé d’écrire mes articles en 2 langues : « stitching on air » est tout simplement le nom de la technique que j’ai utilisée pour ce 9ème volet de ma série-feuilles.

« Broder dans le vide », vous connaissez peut-être ? Personnellement, j’ai découvert cette façon de faire en lisant un article dans une revue américaine en… 2012 ! L’idée était restée dans un coin de ma tête, jusqu’à ces jours-ci où je cherchais quelque chose « d’autre » à tester pour ma série.

J’ai traduit (assez librement) « stitching on air » par « broder dans le vide », parce que cela consiste à broder sur rien. Aucun support : ni tissu, ni hydrosoluble, rien !

stitching on air

 

Pour cet essai, j’ai démarré de façon plutôt traditionnelle avec un sandwich tissu de fond/molleton/doublure. Dessin des feuilles ensuite en piqué libre, à partir d’une esquisse papier, puis contours avec un point bourdon (un pied ouvert est très pratique avec ce type de dessin) et broderie piqué libre à l’intérieur des feuilles.

stitching on air

 

J’ai photographié les différentes étapes, craignant sans doute que l’évidement de certaines parties ne soit fatal à l’ouvrage.

feuille en piqué libre

 

Une fois la broderie réalisée, j’ai découpé certaines parties, puis commencé à broder dans le vide : 2 ou 3 passages avec un point droit à l’endroit souhaité, à vitesse moyenne, puis un zigzag sur ces points. Pas plus difficile que ça ! Très étonnant, et très amusant à faire ! Aucun ennui, ça marche tout seul. C’est même assez magique.

broder sans support

Avez-vous déjà essayé ? Si ce n’est pas le cas, allez jeter un coup d’oeil à  l’article de Nancy Green, c’est à partir de cela que j’ai travaillé.

Le plus difficile, dans le fond, c’est le découpage autour des motifs, surtout quand on a choisi des feuilles et que c’est un petit format.

broder sur du vide

Au final, un petit essai, de facture assez classique, mais que j’ai pris grand plaisir à réaliser. Un seul essai, parce que la réalisation des motifs a été plutôt longue. Mais une technique que je réutiliserai tôt ou tard…

En tout cas, me voilà « à jour » pour la série. Et vous, où en êtes-vous ?

patchacha

 

56 thoughts on “Stitching on air et feuille d’aubépine

    1. Etonnante cette technique, c’est le mot ! Je m’en faisais une montagne après la lecture de l’article, c’est resté en plan longtemps. Il faut juste piquer assez lentement, avec un pied normal, griffes remontées, et la chaîne se forme toute seule. Pour le piqué libre, j’ai longtemps utilisé le pied à repriser qui était fourni à l’achat de ma machine, ça fonctionne très bien. Le « vrai » pied piqué libre est juste plus ouvert. J’espère découvrir bientôt vos essais sur votre blog !

  1. Moi aussi j’aime beaucoup ce que tu fais,tu est vraiment une créatrice, je suis aller voir sur le blog de Nancy Green mais hélas c’est en anglais et pas possible de traduire.
    Encore merci pour tes partages

    1. Je suis toujours heureuse de partager mes découvertes, mais j’aurais dû être plus explicite dans mon article ! Pas compliqué : tu crées ton fond normalement (il faut qu’il soit un peu « ferme » quand même), tu évides les parties qui t’intéressent. Ensuite tu pars d’un bord de cette partie, et tu piques au point droit vers l’autre bord, dans le vide, avec un pied normal et les griffes relevées (ce n’est pas du piqué libre). Tu tournes le tissu, tu fais 2 ou 3 passages, ensuite tu changes de point et tu fais un zigzag par dessus ta chaînette. C’est tout ! Dis-moi si ce n’est pas assez clair, j’ajouterai un complément/dessin/photo si besoin !

  2. c’est bô !!!! moi pas très douée en piqué libre… et pour les feuilles je suis noyée dessous avant même qu’elles ne tombent !!! mais bon je n’ai que 4 mois de retard !!! ^^
    j’y arriverai, j’y arriverai ! un jour !
    a bientôt
    bises
    ml

    1. Ne t’inquiète pas, j’avais aussi accumulé du retard !!! Et puis c’est un jeu, il faut rester cool ! Et ce n’est pas du piqué libre, j’aurais dû être plus claire dans l’article, c’est ton pied normal, avec un point droit normal et les griffes relevées, tu piques juste sur « rien »…

      1. ah bah déjà piquer sur quelque chose c’est parfois « coton » mais alors sur rien !!! ^^
        Depuis que je t’ai envoyé l’autre commentaire j’ai passé en revue tout ce que j’ai fait pendant que je ne faisais « rien »… je pense que je devrais être un peu plus conciliante avec moi-même ! peut-être que je publierai la liste de tout ce que je n’ai rien fait ! ^^
        bises encore et belle journée
        ml

  3. merci beaucoup pour ce tutoriel et des explications dans les commentaires; c’est très clair ! j’espère que ma machine ne se perds pas et forme des nœuds et refuse de continuer dans le vide….j’essaie tout à l’heure! la machine est toujours prête pour démarrer!

  4. Après le piqué libre, le « piqué-sur-rien » :-), on apprend toujours de nouvelles choses sur ton blog, c’est super d’expérimenter comme tu le fais, et ton essai est très joli! si c’est en 15 x 15 cm (?), ça n’a pas dû être facile…
    Bises

  5. je file voir le lien…je ne connais pas du tout cette technique ! Merci….bien que je ne l’utiliserai certainement pas ! La brodrerie, j’adore, mais je n’y arrive pas vraiment ! Et dire que ma machien est capable d’en faire seule !?!!! Le fléau qu’est le temps qui passe trop vite !

  6. Marrant…. Imagine-toi que cet après-midi, j’avais à coudre des bandes de tissu. Pour gagner du temps, j’ai piqué à la queue leu-leu sans couper les fils en fin de couture. Mes carrés de tissus sont devenus guirlandes dont les éléments étaient juste reliés par une chaînette réalisée « dans le vide » quand j’ai quitté un carré et avant que j’aie entamé le suivant….. Marrant, non ? Sans le vouloir, on faisait quasiment la même chose….
    Stitching on air est une technique plutôt simple qui n’est pas sans rappeler le réseau que l’on fait quand on brode du Richelieu. Mais là, c’est à la machine et pas à la main…. Simple mais efficace !

    1. C’est rigolo, en effet ! Et tu as raison, on a toutes déjà cousu dans le vide avec cette méthode d’assemblage à la queue-leu-leu. Par contre, la broderie main n’est pas mon fort, je n’ai jamais fait de Richelieu. Mais j’ai déjà utilisé des points de poste (j’aime, même si je dois regarder mon bouquin à chaque point) pour « passer » sur du vide…

  7. Ah mais oui je connais, mais sous un autre nom que j’ai oublié; Nous avions fait cette technique avec Inna Georgeta lorsqu’elle était venue à l’atelier chez nous. Mon essai n’avait pas été trop concluant, mais j’avoue ne pas avoir « persévéré ». D’autres avaient fait des broderies plutôt assez sympa.

    1. Tiens, je n’avais pas fait cela au cours de ma journée avec elle ! Mais il faut dire qu’une journée de stage passe si vite… Finalement, on connaît toutes plein de techniques, mais c’est comme pour la machine à coudre, on n’en utilise qu’une toute petite partie !

  8. Waouh….. c’est super, du vrai travail d’orfèvre 😉
    Je connaissais la technique que j’avais aussi apprise avec Ina, mais j’avoue que je ne l’ai pas vraiment utilisée par la suite. J’ai par contre beaucoup plus utilisé le piqué libre sur hydrosoluble.
    Bravo à toi pour ce joli travail.

    1. Moi aussi, jusqu’alors, je piquais sur de l’hydrosoluble, mais quand il y a juste quelques aller-retour à faire, on peut finalement s’en passer ! Dans le fond, on a vraiment beaucoup de techniques à notre disposition… Mais le temps manque !

  9. Il m’est arrivé de faire ce genre de chose autrefois, et c’est vrai que c’est très long, mais au rendu super.
    C’est le cas pour ton ouvrage auquel les couleurs rendent le tout plus éclatant.
    Franchement, j’admire ..
    Continue à être curieuse, je ne m’en lasse pas !
    Bises

  10. Super article! merci à toi!! si je ne partais pas en voyage, je filerai tester de suite!!! mais les valises attendent alors c’est partie remise, merci de l’info, de tes explications, et compliment pour ta jolie réalisation!

  11. moi, j’ai du retard dans la lecture des blogs. Une pause et une connection correcte avant de faire les valises! Méthode très chouette mais je en sais pas si j’aurais la patience de tout broder au point bourdon. Je garde l’idée dans ma tête pour ce rideau que je voudrais faire …prochainement! Bises

    1. On est bien toutes pareilles avec nos projets ! Le bourdon n’est pas forcément indispensable, un piqué libre pourrait sûrement marcher aussi. Tout dépend du tissu, et de l’ouvrage…

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