Oiseau vole… Ou comment je me suis remise au patchwork

J’ai toujours aimé le patchwork en tant que technique consistant à assembler des morceaux divers. Et j’ai souvent eu l’occasion d’admirer de très beaux ouvrages réalisés de cette façon.

Oui mais voilà, les pointes qui coïncident pour former de jolis motifs, ce n’est pas mon fort. Même en « m’appliquant sérieusement », j’ai une fâcheuse tendance à coudre de travers. Peut-être parce que dans le fond, je suis plus attirée par les formes irrégulières et les tissus coupés à bords francs. Je suis donc toujours restée plus proche du rapiéçage que du piécé et je ne vous apprends rien en vous disant que  les boros me fascinent.

Mais je n’ai pas abandonné le patch – le patch à ma façon, certes – pour autant. Dimanche, j’ai assemblé tout un tas de petits morceaux pour recréer une étoffe. Une bonne manière d’utiliser les petites chutes de tissus, et de se refaire la main en piqué libre !

tissu reconstitué
Des petits morceaux assemblés… Pas si loin du crazy…

Et avec mon nouveau tissu, j’ai réalisé… des oiseaux en patchwork. Pour le plaisir, pour la légèreté, pour m’amuser, pour oublier la pluie qui tombait et le vent qui soufflait…

cartes textiles oiseaux
J’aime avoir des cartes textiles sous la main…

Que l’on se serve d’une base de feutre, d’hydrosoluble et de coton comme pour ce travail, le tissu reconstitué n’est pas une technique nouvelle, loin de là, mais elle est plaisante et tout est permis ! En rédigeant cet article, j’ai eu envie de faire un lien vers un ancien post présentant des boîtes pagodes confectionnées avec des fils sur du feutre et du tulle, mais j’ai dû supprimer le billet, va savoir pourquoi ! J’ai seulement retrouvé un assemblage de dentelles… Par contre, j’ai mis la main sur d’autres oiseaux, que j’avais totalement oubliés ! Un côté « bien net » qui me convient moins aujourd’hui…

Mes volatiles du jour sont plus ébouriffés  ! L’effet du vent ?

oiseaux en patchwork
De toutes les couleurs, appliqués en piqué libre sur du papier…

Plaisanterie à part, l’utilisation, pour des petites pièces présentant des détails, d’un tissu fait de cette façon est délicate parce que les bords s’effilochent. Et puis pour tirer vraiment parti de « l’effet patch » et avoir plusieurs morceaux dans des couleurs différentes sur son motif, il faut soit coudre de toutes petites pièces, soit agrandir l’objet. C’est sans doute ce que je ferai pour mes prochains oiseaux en patchwork et le petit tableau que j’ai en tête. Mais rien ne presse, l’idée va se préciser tranquillement…

En attendant, je vous souhaite une belle journée !

patchacha

72 thoughts on “Oiseau vole… Ou comment je me suis remise au patchwork

    1. La P’tite est particulièrement intéressée par ce qui se passe dans l’atelier ! C’est simple, quand elle est avec moi, je n’avance pas, elle attrape toujours un morceau de tissu, un bout de laine, ou pire, cherche à jouer avec le fil de la MAC… Et elle ne se prive pas de piétiner mes oiseaux !!! Une vraie vie de chat quoi…
      Quant aux chutes, tu fais bien de ne pas jeter. « Ca peut servir » : c’est bien ce que l’on dit toutes non ?

  1. Je les reconnais tous tes oiseaux ….ils fréquentent mon jardin! Moineaux, mésanges troglodites, rouge-gorge….
    Merveilleuse utilisation de tes chutes!
    Tu émerveilles toujours mon coeur!
    Bises

  2. j’adore….même les autres….quand j’aurai 5 mn je vais tester….c’est vrai que moi aussi j’admire les boros, je n’ai pas encore oser sauter le pas pour faire, enfin pour tester car c’est vraiment du beau travail

    1. Ah oui, tu peux tester sans hésiter, c’est facile, ludique et on a toutes le matériel nécessaire à la maison ! Quant au temps… Un jour de pluie peut-être, on en a quelques uns depuis un moment 😉 !

    1. Des stocks, on en a toutes, ce qui ne nous empêche pas de trouver qu’il manque toujours quelque chose 😉 !
      Merci en tout cas pour ton commentaire qui m’a permis de visiter un blog très intéressant !

    1. Merci Solange !
      J’aime bien pourtant les beaux ouvrages, j’admire aussi la patience des vraies patcheuses, mais j’ai beau faire, ce n’est jamais top chez moi ! Alors autant passer à une autre forme de travail !

  3. Ho, mais je comprends mieux pourquoi j’ai moins d’invités au restoizeaux ouvert sur ma terrasse… ils sont allés te tenir compagnie!
    Ils sont magnifiques et en compagnie de Séraphine nous les admirons chaque jour…
    Bizzzhhh

  4. en voila une bonne idée! ils vont nous faire venir le soleil j en suis sure!! ils sont craquants ainsi réalises, j aime bcp,
    et tu me deculpabilises de ne pas avoir non plus la rigueur du patchwork , mais sans doute par affinité aussi 🙂

  5. Foin des ayatollahs du patchwork!!!
    Le patchwork ou la liberté personnelle! sinon, on appelle ça autrement et on se moque des cases où étiqueter la vraie création!
    Tes oiseaux, je les adore!!!

  6. Magnifiques tes oiseaux ébouriffés! Ils ressemblent beaucoup à ceux de mon jardin. Peu importent les règles, le principal est de s’amuser et se faire plaisir! Jolies cartes en tout cas qui vont pouvoir s’envoler… Belle journée à toi! bises

    1. On commence à revoir et étendre tout un tas d’oiseaux, j’en ai même remarqué un, hier soir, assez tard et sous la pluie ! Enfin, je l’ai entendu… En tout cas, heureusement qu’ils ne sont pas découragés par la météo !!!

  7. Quelle idée sympa !! Comme toujours il  » suffit d’y penser  » …. mais toi tu y penses !
    Le patch comme ça , me plait bien ….
    Et quant à parler de  » retour en arrière  » je me suis remise au projet météo …. Au crochet les couleurs même des nuages et de la pluie sont plus sympa !….
    Bises et bonne semaine .

    1. J’aime bien les « petites choses », compatibles avec mes disponibilités !
      C’est chouette en tout cas de revenir au défi météo, c’était une belle idée, qui permet aussi des « petites choses » agréables à réaliser. Si je m’y remettais, j’aurais des bouquets plutôt noirs et gris !!!

    1. Juste un petit jeu, une petite expérience pour voir su je peux intégrer ce genre de travail un autre type de tableau ! Et d’une pierre deux coups, j’ai quelques cartes prêtes à être envoyées !!!

  8. Tout comme toi, le « vrai » patchwork, bien en ligne, bien piqué, bien repassé, bien assemblé, me rebute … Je lui préfère le crazypatch, ou, comme tu l’as si bien fait, l’assemblage aléatoire des morceaux.
    Comment t’y rends-tu pour l’assemblage ? Tu poses les tissus sur un fond et tu piques ? Mais comment fais-tu pour que les morceaux ne s’éparpillent pas (je dis ça pour l’avoir vécu) ? Utilises-tu de la Viseline double face ?
    Ça m’a fait plaisir de revoir d’anciennes créations.
    Avoir des cartes textiles ou pas, est sur ma To Do List depuis longtemps (tu le dis bien, rien ne presse), et tu me donnes encore plus envie.
    Pour l’heure, j’essaie de ranger mon immonde pagaille, je retombe sur des cartons pleins de tissus, j’ai envie de créer, mais je dois d’abord finir mon organisation pour faire au mieux … Mais que c’est long tant j’ai accumulé !
    Merci pour tes beaux articles.
    Bises

    1. Ton atelier doit regorger de trésors ! Et de boîtes étiquetées pour tout ranger ? Le mien est tout petit, j’ai donc dû faire des choix douloureux et des Puces de Couturières…
      Côté technique, j’ai posé mes morceaux sur un coton clair et pas trop fin. Les premières pièces ont été collées avec une viseline thermocollante, mais j’ai trouvé le procédé plus contraignant que pratique, alors ensuite j’ai posé et cousu 5 ou 6 morceaux qui tenaient sur le plateau de ma MAC , puis ajouté 5 ou 6 morceaux à nouveau… Ca tient bien si on procède tranquillement sans tout mettre d’un coup !

      1. Voilà, je pense que c’est la bonne solution … un jour, j’ai voulu faire une trop grande surface, et, même en roulant le tissu avec les morceaux dessus, tout se défaisait !!!
        Je dois être trop pressée !
        Perso, je trouve que mon atelier regorge de trésors, mais les autres pensent que ce sont des cochonneries … Bizarre, non ?
        J’ai surtout beaucoup de tissus, et puis … il n’y a jamais eu de puces couturières dans la région … bonne excuse !

        1. Et bien, tu pourrais peut-être en organiser, des Puces de couturières ! S’il n’y en a pas d’ordinaire chez toi, elles auraient sûrement du succès…
          Pour revenir au tissu recomposé, si tu veux travailler une grande surface, tu peux poser un voile ou du tulle dessus, et épingler : ensuite tu enlèves le tulle/voile au fur et à mesure (ou tu le laisses…).

          1. Ah oui, je l’ai déjà fait, mais j’ai laissé le tulle ou le rideau posé dessus …
            Organiser des Puces de Couturières, j’y ai déjà pensé, mais pas encore mis en route … y’a ka … avoir le temps !!!
            Bises

  9. L’idée de « j’y-fous-tout » textile est un plus pour tes oiseaux. Différentes couleurs les constituent et l’on dirait que c’est leur plumage qui est varié. L’effet ébouriffé me plait infiniment, bien plus que s’il s’était agi de piécés bien propres et puis le piécé, effectivement, ce n’est pas toi. Ou plutôt ce n’est plus toi. Je n’en veux pour preuve que le témoignage de ton rouge-gorge qui le dit clairement. Quant aux boros, tu prêches une convaincue !!!

    1. J’aime toujours autant ton expression « j’y-fous-tout » ! Le premier que j’ai réalisé était un sandwich « feutre-fils-tulle »… J’ai perdu la photo dans un crash ordi, mais gardé les boîtes qui sont sûrement bien rangées au fond d’une caisse… En comparant les travaux, on voit l’évolution dans les techniques, et c’est assez amusant !!!
      As-tu terminé tes cartes sur le même sujet ? J’ai vu de beaux oiseaux en tout cas sur « Patchwork et Art Textile Quinocéens » ! Vous ne chômez pas !!!

      1. Je n’ai que deux cartes terminées sur quatre. Le week end a été chargé mais c’est surtout que mon petit Nelson a été opéré hier. Depuis lundi je suis une pile ! Je l’ai récupéré hier soir et, depuis, je m’en occupe beaucoup. Demain cela devrait aller mieux mais j’ai du monde et vendredi, animation au club pour refaire lesdites cartes…. Je les photographierai pour les mettre sur le site du club. Les deux qui me restent à faire devraient être finies mais connais-tu plus bête que moi qui ai fait moult piqué libre pour dessiner une branche mais en prenant deux cartes l’une sur l’autre ? Deux bonnes heures pour tout défaire avec une lame….

        1. Il a fallu deux jours à Iowa pour récupérer de l’intervention. A l »heure où je te réponds, Nelson doit avoir retrouvé toute son énergie ! Et toi tu dois être au Club, ou presque. Rassure-toi, j’ai déjà démonté du piqué-libre… C’est très, très pénible, surtout quand les points sont serrés et les coutures rapprochées !!!

          1. Oui, Nelson a récupéré. Il aura eu une journée très pénible, une journée difficile puis une résurrection en soirée …. Depuis il revit normalement mais il ne saute plus sur les fauteuils ou canapé… Je pense qu’il s’est fait mal en tentant trop vite et, à présent, il a peur. Donc il se hisse en s’agrippant mais il ne saute pas. Je le trouve plus calme aussi mais c’est certainement une impression car le calme hormonal ne peut pas déjà se faire sentir….

          2. Bon, voilà une chose de faite, l’équilibre va s’installer tranquillement… Par contre, pour le canapé, nul doute qu’il va s’y remettre… La sagesse ne vient qu’avec les années ! Je viens de découvrir un de mes petits fauteuils tout abimé ! Naïvement, je le croyais assez costaud pour résister aux griffes de la P’tite !

  10. D’une grande sensibilité. C’est un peu la même démarche que les tableaux appliqués de Janet Bolton : très vivants et poétiques avec des tissus de rebus.
    Magnifique.
    Je comprends que ces oiseaux ont égayé ton après-midi dominicale et hivernale.
    Moi aussi j’ai tendance au « au finish c’est de traviole » ce qui donne « normal c’est du fait-main ».
    Bisous

    1. Ta dernière phrase m’a bien fait rire ! Tout ce que j’essaye d’éviter quand je me fais un sac 😉 !!! Mais pour tout le reste, c’est ce qui me plait, parce que les erreurs, arques du temps et autres accidents rendent plus » vivants » les ouvrages réalisés.

  11. Oh là là tes oiseaux sont irrésistibles. Quel bonheur ces plumages en tweed déstructuré. Merci de me décomplexer pour tous mes ouvrages « classiques » critiqués parce que les pointes n’étaient pas parfaites alors que je voyais surtout de la fraicheur et une harmonie de couleur.
    J’adore ton principe. Quelle libération! Alors je me pose les mêmes questions que Claire; Comment fais-tu pour assembler tout cela sans superposition apparente?
    Bravo et merci pour tes si beaux articles.
    Gros bisous et croutnch crountch aux chats

    1. Certaines font des merveilles avec la rigueur et la géométrie quand d’autres ne voient que la couleur, ou encore mettent en scène « accidents et usures »… La variété des points de vue d’une certaine façon me fascine !
      Quant à la technique utilisée ici, elle est vraiment simple : une pièce de coton pas trop fine, pas trop grande. On y pose 5 ou 6 morceaux qui se chevauchent un peu sur les bords, et on pique cet ensemble en changeant l’orientation des points d’un morceau à l’autre. En ajoutant seulement 5 ou 6 morceaux à la fois, ça tient sur le plateau de la MAC, mais on peut aussi les thermocoller si on veut travailler des surfaces plus grandes d’un seul coup. C’est la couture qui « unifie » et uniformise la pièce. Si l’explication n’est pas claire, n’hésite pas à demander des compléments !!!

  12. Patchacha, j’aime ta réponse; oui, chacun son chemin et on arrive à son être propre, au Soi; il se trouve que cela est tout entier contenu dans une de mes citations préférées que je partage avec toi; elle est un peu ce que j’essaie de faire….:
    Lis cet extrait:
    « Tout est là, tout est sens, tout est merveille. J’aime cette phrase de Simone Weil qui dit: « Ne pas juger. toutes les fautes sont égales. Il n’y a qu’une seule faute: ne pas avoir la capacité de se nourrir de lumière ». Tout est là. Notre seul devoir sur terre est de nous nourrir de lumière pour la TRANSMETTRE ensuite. Puisque rien ne dure, puisque la vie nous blesse, la seule issue est d’ETRE SOI-MEME UNE SOURCE. Les épreuves sont en nous pour ranimer cette soif  » Blanche de Richemont

  13. Je trouve tes oiseaux ravissants! J’ai fait du patch pendant un moment mais le côté très précis ne me convenait pas, en fait ce que je préférais c’est le crazy et l’impro…
    Maintenant c’est derrière un appareil photo que je rencontre les oiseaux…
    Bonne journée
    Diilou

  14. Comme ils sont jolis! J’aime les oiseaux, et j’aime ton interprétation du patchwork, dont j’admire certes le travail qu’il représente, mais que je trouve un peu « rigide »…

    C’est vrai, ils ont commencé à chanter ici aussi, malgré le temps maussade.

    Bises

    1. Il y a les super-passionnées de patch, qui réalisent de magnifiques ouvrages, il y a celles qui sont moins fan de géométrie… L’important, c’est bien que chacune y trouve son compte !
      Côté météo, tu es aussi dans la grisaille ? Zut… bon, ça finira par changer !

  15. Trop rigolos ces piafs. Tu as vraiment l’art de sublimer tes chutes de tissu. Un petit montage, du piqué libre, le tout sur une petite carte et le tour est joué… tu es vraiment douée.
    Mais attention aux minous 🙂
    Bisous

  16. ADORABLES tes oiseaux ! Et au moins, ceux-là , ils sont bien au chaud chez toi ;)… pas comme ceux du jardin qui aujourd’hui, ont froid aux pattes car il neige et c’est tout blanc 🙁 !

  17. En route pour l’expo que tu viens de commenter chez moi, j’avais découvert tes oiseaux sur mon téléphone. Je viens te faire un petit gazouillis pour te dire que je les adore! J’aime retrouver ton style avec les petits morceaux de tissus. Tu regorges de petits restes! Bisous et belle semaine

  18. L’air ébouriffé de tes oiseaux me plait beaucoup beaucoup « – »
    Pas très adepte non plus du patch classique, sans doute par manque de précision. J’aime la méthode du piécé qui permet plus de folie ;o))))

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